Colleen Doherty, assistante entraĂ®neure Ă  Quinnipiac, lance une pĂ©tition pour rĂ©tablir le programme fĂ©minin…

colleen doherty, assistante entraîneure à quinnipiac, lance une pétition pour rétablir le programme féminin, mobilisant soutien et action en faveur des athlètes.

Colleen Doherty, l’assistante entraîneure emblématique de Quinnipiac, remet le feu aux poudres en 2026 avec sa pétition pour redonner vie au programme féminin de rugby. C’est un coup dur pour le sport universitaire quand une institution comme Quinnipiac décide de rétrograder son équipe féminine de rugby de sport varsity à club. Cette décision radicale a déclenché un raz-de-marée d’indignation, aussi bien chez les supporters, les anciens joueurs que le staff. La pétition lancée par Doherty sur Change.org a explosé les compteurs avec plus de 4 500 signatures en quelques heures seulement, attestant de l’attachement fort porté à ce programme reconnu pour sa réussite nationale. Cette équipe n’était pas un simple groupe amateur ; c’était un modèle d’excellence, avec trois titres nationaux à son actif et des athlètes d’élite, dont la fameuse Ilona Maher, médaillée olympique en 2024 et véritable star à l’international.

La controverse prend d’autant plus d’ampleur que Quinnipiac, pionnier en rugby féminin au niveau Division I, choisit paradoxalement de valoriser le sport masculin en faisant passer le cross-country masculin en sport varsity, sous prétexte d’aligner les quotas du Title IX. Un argument qui, vu la richesse et le palmarès du rugby féminin, semble bien léger. L’université prétend aussi vouloir concentrer ses ressources sur des programmes jugés plus « stables » stratégiquement, alors qu’en réalité, elle tourne le dos à un collectif tissé sur 15 ans de travail acharné, d’émotions et d’exploits sportifs. Bref, un retour en arrière peu glorieux qui fait grincer les dents de toute une communauté du rugby universitaire.

Le casting des acteurs de cette saga ne laisse personne indifférent : Becky Carlson, entraîneure principale depuis le lancement du programme, exprime son désarroi sincère, déplorant l’impact humain et sportif de cette décision. Au-delà des trophées, c’est une véritable famille qui se voit brisée, un vivier de 150 jeunes joueuses développées patiemment, au service du rugby féminin et de l’égalité des sexes. La bataille de Doherty, désormais célèbre non seulement pour son coaching mais aussi pour son engagement à défendre les sports universitaires féminins, cristallise les enjeux plus larges autour du traitement réservé aux disciplines féminines face à leurs homologues masculins dans le paysage universitaire américain.

Parce que le rugby féminin à Quinnipiac n’est pas seulement une histoire de jeu, c’est aussi celle de la place que l’on veut offrir aux femmes dans le sport universitaire. Et à la veille d’une nouvelle ère sportive qui s’annonce controversée, cette pétition est un cri de ralliement pour tous ceux qui refusent que le programme féminin soit la première victime des ajustements budgétaires et politiques en 2026.

Colleen Doherty et la lutte pour le rugby féminin à Quinnipiac : une pétition qui enflamme la toile

On assiste à une lutte acharnée qui dépasse largement le cadre local. Colleen Doherty, assistante entraîneure à Quinnipiac depuis cinq saisons, connaît mieux que quiconque la force et la dynamique du programme féminin de rugby. Le choix brutal de l’administration de rétrograder ce programme emblématique, auréolé de trois titres nationaux, semble incompréhensible et injuste.

Doherty a su mobiliser la communauté en un rien de temps. Avec déjà plus de 4 500 signatures, sa pétition est devenue l’un des dossiers les plus suivis sur Change.org, rivalisant même avec celle visant à sauver un programme équestre à UC Davis. Cette mobilisation illustre l’importance capitale que revêt ce programme non seulement pour les joueuses, mais pour tout le mouvement du rugby féminin universitaire. La voix de Doherty porte un message clair : le sport féminin mérite autant d’attention et de soutien que les sports masculins, notamment dans un contexte où le basket-ball féminin connaît lui aussi d’importantes évolutions.

Un précédent sportif et social aux lourdes conséquences

Le programme féminin de rugby ne représente pas un projet marginal. Depuis sa création en 2011, avec une impulsion forte liée à un procès Title IX, il s’est imposé comme un modèle d’excellence. Non seulement Quinnipiac a été la deuxième université américaine à hisser son équipe de rugby féminine au statut varsity Division I, mais ce programme a également remporté trois championnats nationaux consécutifs entre 2015 et 2017, un exploit rare qui a marqué le rugby universitaire.

La fédération universitaire a encensé cette équipe, qui a su propulser des joueuses d’envergure internationale comme Ilona Maher. Médaillée de bronze aux Jeux Olympiques de 2024, elle est l’exemple même d’une athlète développée par Quinnipiac, devenue icône du rugby féminin mondial. Son influence dépasse le monde du sport, avec une présence massive sur les réseaux sociaux et des apparitions dans des médias populaires, dénonçant elle-même la décision de retirer ce programme en partageant la publication officielle avec un cinglant « Shame on you ».

Enjeu d’égalité des sexes et impact budgétaire : un choix contesté

Dans ses justifications, Quinnipiac met en avant une chose surprenante : le passage du cross-country masculin au rang de sport varsity afin de mieux aligner la participation des hommes avec celle des femmes, en vertu du Title IX. Cette explication administrative masque mal une stratégie de redéploiement des moyens financiers vers des disciplines jugées plus « stables ». On pourrait s’attendre à voir un soutien renforcé pour le rugby féminin, sport en pleine croissance et promotion de l’égalité des sexes, surtout avec des performances aussi impressionnantes.

Le désarroi de la communauté autour du basket-ball féminin universitaire contribue à un climat d’incertitude généralisé pour les équipes féminines, où chaque dégraissage fait craindre pour la survie des programmes. Il semble évident que la reinstauration du rugby féminin à Quinnipiac relève désormais d’une cause plus grande que le simple sport, elle s’inscrit dans un combat pour l’égalité et la reconnaissance des athlètes féminines sur le devant de la scène universitaire.

Les répercussions humaines et sportives : un héritage mis en danger

Un regard plus personnel est nécessaire pour comprendre la portée de ce qui se joue. Becky Carlson, la coach principale qui a bâti cette équipe depuis ses débuts, ne cache pas sa profonde déception. Pour elle, ce n’est pas que la fin d’un programme, mais la menace sur un héritage façonné en quinze ans d’efforts, ponctué de succès remarquables, mais aussi de liens humains très forts.

Le travail accompli a permis de former une centaine cinquante jeunes femmes, dont plusieurs envisagent de poursuivre une carrière dans le sport professionnel ou dans des fonctions liées à l’encadrement sportif. Au-delà des trophées, c’est un réseau solide qui risque de disparaître. Ce désengagement officiel traduit un profond manque de vision sur le rôle social et éducatif des sports universitaires féminins.

Pourtant, ce revers ne décourage pas les fervents défenseurs du rugby féminin. Cette bataille est désormais un exemple parmi tant d’autres dans la lutte pour les sports universitaires plus égalitaires, où la place des femmes doit être enfin respectée, à l’image d’autres combats qui se multiplient dans différents sports en 2026.

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